Comme la plupart des hommes que je connais, j'ai grandi sans jamais entendre parler de la santé de mes testicules. Ce n'était pas un sujet de conversation. Pas à la maison. Pas à l'école. Pas entre amis. Un silence total autour de quelque chose pourtant essentiel à qui nous sommes.
Je portais des boxers comme tout le monde. Ceux qu'on trouve en pack de trois au supermarché. Je ne me posais pas de questions. Pourquoi le faire ? Personne ne m'avait dit que ça comptait. Que la chaleur, la compression, l'humidité stagnante — tout ça s'accumule, silencieusement, jour après jour.
J'ignorais que mon corps envoyait des signaux. Que cette lourdeur en fin de journée, cette envie de me repositionner sans cesse, ce inconfort diffus que je banalisais — ce n'était pas normal. C'était mon corps qui parlait. Et je ne savais pas écouter.